Photos d'oeuvres de Street Art réalisées à Paris et ailleurs. Oudoor ou Indoor, aérosols, craie, pochoirs, collages, rainworks, light painting, anamorphoses.... Le graffiti sous toutes ses formes et dans tous ses états.
La fondation EDF propose une exposition sur le street art dont l'objectif avoué est de présenter les nouvelles techniques du mouvement.
L'exposition présente en entrée un historique du graffiti de la préhistoire (!?) à nos jours. Une belle anamorphose du collectif Truly Design domine la première salle ainsi que, dans un moindre format, une de leur oeuvre en 3D. Présents également les mannequins de Mark Jenkins et, à l' étage, une oeuvre de C215, une autre de Vhils et en photos celles d'Isaac Cordal. Des videos permettent de voir des artistes au travail. Un écran présente le jeu vidéo dans lequel ont été intégrés des oeuvres de C215, c'est intéressant mais ce n'est pas du street art, plutôt le travail d'un street artiste qui se diversifie. Et c'est sans doute le problème de cette exposition qui présente des formes d'art nées des nouvelles technologies mais parfois très éloignées du street-art. C'est le cas des deux ateliers en libre service proposés : le Water Light Graffiti d'Antonin Fourneau et Picturea une application numérique qui permet de dessiner sur écran. Deux outils malins qu'on imagine mal découvrir au détours d'une rue ou sur les murs d'un chantier. L'ensemble est un peu court, foutraque et au final décevant. La dimension politique et sociale du graffiti est totalement occultée. Le sujet annoncé semble un prétexte.
Le street-art est à la mode et c'est un peu la ruée des galeries et lieux d'exposition sur le phénomène quitte à le dénaturer. La question vient, évidente : le street art sorti de la rue est-il toujours du street-art ?
Tristan Easton est un artiste Américain dont certaines oeuvres sont exposées au MOMA de New-York. Formé à la school of Visuals Arts de NY, il présente des oeuvres très colorées et explosives, inspirées du Pop Art , de la science-fiction, de la publicité et des comics.
Dans le cadre de la Nuit Blanche 2014, il a peint sur le mur d'un immeuble de la rue du Chevaleret un aussi étrange qu'impressionnant Napoléon Bonaparte, très inspiré des portraits effectués par Jacques-Louis David.
Swoon est une artiste Américaine diplômée du Pratt Institut de Boston et dont certaines oeuvres ont été acquise par le MOMA de New-York.
Elle peint, sur papier découpé, les portraits de personnes, souvent des femmes, rencontrées lors de ses voyages.
Ce portrait a été créé à l'occasion de la Nuit Blanche 2014, rue Regnault.
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